Quand on vit une réalité qui n'est pas terrible - tout en faisant néanmoins partie des privilégiés, j'en ai bien conscience - on finit par anesthésier toute une partie de soi, les rêves, les désirs, dont on sait qu'ils sont incompatibles avec ce que l'on vit. On m'a souvent dit - on me le dit encore - que je me contente de peu. Je trouve cette réflexion un peu blessante, et fausse: j'apprécie ce que j'ai, je me sens heureuse de très petites choses.

Pour autant, j'ai bien conscience de devoir encore et encore travailler sur le sentiment de "détachement". Me détacher, ne rien attendre. C'est vraiment difficile. Combien de fois ai-je trébuché ces derniers temps?

Mais il ne faut pas se décourager, il faut que je sois persévérante. Voir, comme me l'a dit quelqu'un une fois, ma réalité comme étant toujours dans sa facette "au plus bas", comme ça quand c'est mieux ce n'est que du bonus. Oui, sauf qu'en réalité, c'est hyper difficile de voir les choses comme ça!

On s'habitue si vite au bien-être..

Supta-Baddha-Konasana 12 dec 17

posture faite en yoga, mardi (mains jointes au-dessus de la tête)

J'ai adoré cette posture!