Roxane 9 sept 2012

photo de Pastelle

La plupart du temps, je m’entends avec tout le monde. Ma mère disait que je suis une bonne nature. Néanmoins, il m’arrive de détester, à mon grand désarroi car c’est un sentiment avec lequel je suis vraiment mal à l’aise.

Je crois avoir enfin compris pourquoi "je déteste", pourquoi je n’arrive pas à lâcher avec ça : je ne sais pas dire ce que je pense, je ne sais pas me défendre.

J’ai essayé de remonter à la source du "Je déteste" (même le mot est moche !), et je me suis rendu compte que le point de départ est une blessure.

La personne me blesse, malmène (volontairement ou non) quelque chose de sensible, tout en m’apparaissant sûre d’elle et de son bon droit. De mon côté, les mots (maux ?) restent bloqués au fond de ma gorge, je ne sais pas lui répondre, je ne peux pas répondre.

Et tout ce que je ne réussis pas à mettre en mots se transforme en ce sentiment inconfortable qu’est la détestation.

Hier, la prof de yoga nous a fait faire un exercice qui consiste à prendre conscience d’une émotion ou d’une pensée (que j’appelle pensée toxique, mais la prof, elle, ne porte pas de jugement), comme celles qui tournent en boucle dans la tête parfois.

Inspir, je prends conscience du ressenti. Je lui laisse la place, je ne refoule pas, j’en prends soin.

Expir, il diminue (ou est censé diminuer)..

À suivre.

Je n’ai pas de réponse, j’aspire simplement à ne plus détester et j’espère que je trouverai le chemin pour y arriver.